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Un masticage de qualité, c'est un choix

Un masticage de qualité, c'est un choix

17 janvier 2011

L'humidité, la chaleur et les moisissures sont les principaux ennemis des joints de mastic dans les locaux sanitaires. Le choix du bon mastic silicone, une bonne finition et les circonstances adéquates font la différence entre une salle de bains bien finie et le paradis des fuites et des moisissures.

Un joint de mastic bien exécuté et entretenu garantit des années d'étanchéité dans la salle de bains. Le masticage est une discipline que peu d'installateurs ou magasins spécialisés en salles de bains sous-traitent à des spécialistes, surtout dans les travaux pour des particuliers. Mais dire « Allez, un peu de mastic pour boucher », c'est faire affront à un métier important et un détail crucial : un bon choix des matériaux et la qualité d'exécution sont d'une importance capitale pour pouvoir se baigner des années sans accident. Pourtant, les travaux de masticage sont en haut des classements des ennuis et des points soulevés lors de la réception des travaux. Cela est partiellement dû au fait que les entreprises d'installation n'ont pas toujours la connaissance nécessaire des matériaux pour utiliser le bon mastic pour la bonne application.

Choix des matériaux

Normalement, pour rendre étanche des assemblages dans un local sanitaire, l'installateur recourt à un mastic acide ou à ce que l'on appelle un mastic silicone neutre. Les inconvénients les plus connus du bon vieux mastic acide (acétoxy) sont l'adhérence limitée sur le populaire sanitaire (baignoires, lavabos) en matière synthétique, l'odeur (dans le cadre des conditions de travail) et le risque de taches. Bien que le support doive être prétraité, ce mastic est encore appliqué régulièrement. Le mastic neutre est une alternative commode mais un rien plus chère pour les mêmes applications. Dans ce groupe, on distingue à leur tour deux niveaux de prix et de qualité : alkoxy et oxime. C'est indiqué sur la cartouche, même s'il faut parfois chercher un peu. L'alkoxy susmentionné n'a pas besoin de primer et affiche en outre bel et bien une adhérence universelle, notamment sur l'acrylique. L'oxime fait un peu moins bien sur les matières synthétiques en termes de conservation et d'adhérence, mais durcit et se parachève un peu plus vite. La différence de qualité entre les deux variantes est compensée par le prix. Mais en cas d'utilisation d'oxime, l'installateur doit appliquer un primer : une opération supplémentaire avec en outre de nouveau un choix à faire du bon matériau. Ainsi, on peut trouver un produit adapté pour chaque budget et chaque objectif en matière de qualité.

Dilution

Il importe de savoir dans quelle mesure un mastic silicone est dilué, ou quel pourcentage de silicone le mastic contient. Pour mettre sur le marché un mastic à bon prix pour chaque application, les fabricants ajoutent des matériaux comme de la craie, du talc et des solvants au mastic, pour positionner leur produit dans un segment déterminé du marché. En soi, il n'y a pas de mal à ça, mais là où le pourcentage de silicone (relativement chère) diminue, cela a des conséquences pour la qualité du résultat final. Le profil d'adhérence diminue, le mastic est plus mou et dès lors plus difficile à mettre en œuvre, il y a plus de risque de fissures de retrait et la zone périphérique peut s'encrasser. Ce dernier phénomène apparaît par exemple si des huiles ou solvants sont utilisés pour la dilution et si le mastic est appliqué sur de la pierre naturelle. Astuce : informez-vous bien à ce sujet.

Élasticité

C'est précisément cette élasticité qui importe lors du masticage. La réussite d'un assemblage étanche entre des éléments dans la salle de bains, comme par exemple entre la baignoire ou le lavabo et le mur, est déterminée par le joint. Les variations de température, les conditions humides, mais aussi la pression exercée par l'eau et les personnes (bac de douche/baignoire) imposent des exigences élevées à l'assemblage.

L'élasticité d'un joint est indiquée en pour cent. Une élasticité de 20% implique qu'un joint de 10 mm doit pouvoir compenser 2 mm de retrait et de dilatation. Pour les applications sanitaires, il est conseillé d'utiliser un mastic d'une élasticité d'au moins 20 à 25%.

Moisissures

 Le grand ennemi du joint de mastic est la moisissure. Des joints bien exécutés évacuent l'eau et ne peuvent former des rigoles où l'eau stagne. Ce sont surtout les assemblages où beaucoup de résidus de savon subsistent et qui ne sèchent pas qui forment un bon bouillon de culture pour les moisissures. Il y a des mastics silicones qui contiennent une minuscule quantité de ce que l'on appelle des fongicides. Ces composants antifongiques neutralisent les bactéries en migrant eux-mêmes vers la surface du joint, sans être nocifs au demeurant. Cela signifie donc bien que les fongicides sont éliminés par rinçage quand le joint reste trop souvent ou constamment dans l'eau claire ou savonneuse, et qu'ils vont donc perdre leur effet curatif.

Un joint antifongique bien réalisé et bien entretenu peut tenir 10 à 15 ans, un mauvais joint à peine une brève période.

(L'article ci-dessus a été publié dans la revue professionnelle Installatie en Sanitair (éditée par Reed Business). Pour obtenir des informations et recevoir la newsletter numérique gratuite, rendez-vous sur www.installatie.nl.)

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